Crie son nom : Its’haq

Éclats de rires

Elie Munk La voix de la Thora
Sur Genèse 17,19 « TU NOMMERAS SON NOM ISAAC »

וְקָרָאתָ אֶת־שְׁמוֹ יִצְחָק
WQRAT AT-SMW YZEQ
Veqarata Ète-Chemo Yitz’haq

Citation de Samson Raphaël Hirsch (extrait) :

« צְחָק exprime en général un rire ironique ou moqueur, provoqué par l’observation d’un fait ridicule, inconcevable (…) L’invraisemblance (est) flagrante lorsqu’on propose de fonder l’espoir de toute l’humanité sur la formation d’une grande nation issue de cet enfant tardif et unique. Du point de vue des conditions naturelles, tout cela semble grotesque, en raison de la disproportion entre l’objectif d’une ampleur universelle et le début minuscule. (…)

Les débuts du peuple juif sont complètement « ridicules ». Pour l’esprit qui ne considère que la causalité naturelle et ordinaire, son histoire, son espoir messianique et toute son existence nationale apparaissent comme d’une prétention inouIe, invraisemblable. Ils ne deviennent raisonnables, voire empreint du plus parfait réalisme, que lorsqu’on se base pour leur compréhension sur la première et suprême causalité, qui engendre toutes les autres causalités existantes, comme sur la libre volonté de la toute-puissante divinité. (…)

L’éclat de rire ironique, qui accompagne le juif sur sa marche à travers l’histoire, nous confirme que cette marche s’effectue sous la conduite divine ; il ne le trouble aucunement, car il a été préparé, dès le début, à ce ricanement. »

Sur Genèse 18, 13 « POURQUOI SARAH A-T-ELLE RI ? »
לָמָּה זֶּה צָחֲקָה שָׂרָה
LMH CH ZEQH SRH
Lamah Zéh Tse’haqah Sarah

Abraham avait ri, lui aussi, lorsqu’il avait reçu la nouvelle d’un fils de Sarah, sans qu’il essuyât, pour autant, les reproches divins (17, 17). Onqelos (et Nahmanide) semblent vouloir expliquer la différence en interprétant le rire d’Abraham comme un rire d’allégresse et celui de Sarah comme un rire de raillerie (…)

Sur Genèse 21, 9 SARAH VIT LE FILS D’AGAR (…) « S’AMUSER »
וַתֵּרֶא שָׂרָה אֶת־בֶּן־הָגָר (…) מְצַחֵק
WTRA SRH AT-BN-HGR (…) MZEQ
Vetara Sarah Ète-Ben-Hagar (…) Metsa’heq

(…) Nahmanide estime que les railleries d’Ismaël (…) se rapportaient à la légitimité de la naissance d’Isaac, qui intéressait Ismaël à cause de ses droits d’héritage (…)

Voir aussi : On rira

Envoyez un commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire.