Quel est Son Nom ?
La parasha Chemot, lue Shabbat 17 janvier dans les synagogues du monde entier, trois jours avant l’Inauguration du Président Obama, contient le verset Exode 5, 1 :
כֹּה־אָמַר יְהוָה אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל שַׁלַּח אֶת־עַמִּי
Koh-Amar Adonaï Elohaï Yisraël Chala’h Ète-’Ami
Ainsi dit l’Eternel, le Dieu d’Israël: Laisse aller mon peuple.
Mais cette formule, Let My People Go, est un faux sens. שַׁלַּח, SLE, Chala’h, est un verbe actif. La traduction de la Vulgate, Dimitte Populus Meus, celle de Chouraqui « Renvoie mon peuple », sont plus satisfaisantes. On peut même risquer, par allusion à la métaphore de l’accouchement, « Expulse mon peuple ».
Selon une démonstration de Juda Halévy et Nahmanide, rapportée par Elie Munk, Pharaon connaît Dieu sous son Nom d’Elohim, mais ignore le Nom de יְהוָה, YHWH, Adonaï que Moïse vient de prononcer. Selon le Midrash Rabba, dans une scène reprise par le film de Cécil B. de Mille, Les Dix Commandements, Pharaon va consulter les listes des divinités et n’y découvre pas le Nom. Or c’est précisément ce Nom Qui a été révélé à Moïse au Buisson Ardent, dans la même Parasha Chemot (Exode 3, 13).
Autrement dit, chaque enfant qui naît est absolument Nouveau et Unique. C’est un « Nouveau-Né » et sa Naissance est une « Bonne Nouvelle ».