Les mensonges de la procréation
Dans la parasha Vayeshev, au début de l’histoire de Tamar, Genèse 38,5 précise le lieu de la naissance du troisième fils de Juda : כְזִיב, KCYB, Kezibh. Mais encore ?
Comme le fait remarquer Rachi, la racine כְזִב KCB signifie « mensonge, fraude ». D’ailleurs, un peu plus loin, il est question d’un célèbre fraudeur, Onan. Une autre occurrence est d’ordre historique : Elie Munk fait remarquer que « le prétendu Messie Bar Kokhba, était également nommé Bar Kezibha, en raison de son origine de la ville de Kezibh« . Cette appellation , « Fils du mensonge », est considérée par certains comme un surnom qui aurait été donné au faux Messie, une fois son imposture révélée.
Une recherche par le moteur de Judéopédia permet un autre rapprochement. En Nombres 25, 15-18, le nom de la femme madianite transpercée par Pin’has en même temps que son amant est précisément כָּזַבִּי, KCBY, Kozbi.
Les histoires de Tamar, de Pin’has et d’Onan portent toutes sur les mensonges de la procréation. Qui peut être sûr du nom de son père ? Et de la religion de sa mère ? Quel homme peut être sûr de féconder ? et quelle femme de concevoir ?