Le voile de Sarah

La naissance d’Isaac, annoncée à Abraham et Sarah aux chapitres 17 et 18 de la Genèse, aura lieu au chapitre 21. Entre temps, pendant la grossesse de Sarah, il y a l’épisode de Sodome au chapitre 19, et celui d’Abimélek au chapitre 20.

À Guerar, Abraham présente Sarah comme sa sœur. Abimélek (« Mon père le roi) enlève Sarah pour en faire sa femme mais Dieu l’avertit en songe qu’elle est déjà mariée. Abimélek proteste de sa bonne foi et renvoie Sarah à Abraham, non sans reprocher à celui-ci de l’avoir abusé. Abraham s’explique au verset 12 : « Elle est en effet ma sœur ; elle est la fille de mon père, mais non la fille de ma mère ; c’est ainsi qu’elle devint ma femme. » Tout s’arrange; Abimélek met son pays à la disposition d’Abraham ; et à Sarah il dit (Genèse 20, 16) : « J’ai donné à ton frère mille pièces d’argent, ce qui te servira de « couverture » des yeux (כְּסוּת עֵינַיִם, KXWT ŒYNYM, Kessout ‘Eynaym) pour tous ceux qui sont avec toi.« .

D’autres traductions parlent de « voile des yeux », la Septante de « l’honneur de sa personne ». Elie Munk (La Voix de la Thora) explique que le rachat fait par Abimélek préserve Sarah des regards indiscrets et lui permet, « sans se renier, de se présenter franchement à quiconque ».

Toujours est-il que les peuples « judéo-chrétiens », qui descendent de Sarah par Isaac, ne voient pas d’inconvénient à ce que les femmes aillent le visage « découvert », tandis que les peuples « coraniques », qui descendent d’Ismaël, éprouvent à ce sujet une grande réticence.

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