Plus et moins

En Genèse 30, 23, Joseph naît, onzième fils de Jacob et premier fils de sa mère Rachel, jusque là stérile. Celle-ci s’écrie : «Elohim a ôté (אָסַף, AXF, assaf) ma honte.

Au verset suivant, cette racine ֹסֵף Samek – Péh XF, qui signifie à la fois « ajouter » et « ôter », justifie le nom de Joseph :
וַתִּקְרָא אֶת־שְׁמוֹ יוֹסֵף לֵאמֹר יֹסֵף יְהוָה לִי בֵּן אַחֵר׃
WTQRA AT-SMW YWXF LAMR YXF YHWH LY BN AER
VaTiqra Ète-Chemo Yossef LéEmor Yossaf Adonaï Ly Ben A’her
Et elle lui donna le nom de Joseph ( יוֹסֵף, YWXF), en disant: Que l’Eternel m’ajoute (יֹסֵף, YXF, yossaf) un autre fils ! » (ce sera Benjamin, BNYMYN, à la naissance duquel elle ne survivra pas).

En naissant, Joseph retire sa stérilité à sa mère et ajoute un frère à ses dix frères.

Cette même racine XF apparaît dans le verset Genèse 4,2 de la naissance d’Abel : וַתֹּסֶף לָלֶדֶת WTXF LLDT, VaTossef Lalédet, « Elle (Ève) ajouta pour enfanter ». Eve ajoute Abel à Caïn. On sait ce qu’il en advint.

Dans l’Évangile, il y aura un Joseph, présent à la naissance virginale de Jésus : le fiancé de Marie ; et un Joseph, d’Arimathie, présent à sa mort-Résurrection, qui l’ensevelit dans son propre tombeau.

Une composante bien connue du “blues de l’accouchée” est que l’enfant né n’est pas l’enfant rêvé ; toute naissance est pour la mère un don de Dieu, mais c’est aussi un renoncement à toutes sortes de rêves, ne serait-ce que parce que l’enfant est garçon ou fille, et n’est pas de l’autre sexe.

Voir aussi :
Joseph sera son nom
Deux puissance sept
Réalité et apparence

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