Isaac et le rire
Quand le nom d’Isaac apparaît, en Genèse 17, 19, il est cité sans commentaire « Tu appelleras son nom Its’haq, YZEQ, », « On rira ».
En effet, la constatation qu’une femme est enceinte est une joyeuse nouvelle universelle, en général confirmée, en cas d’heureuse naissance, par la formule « Abraham et Sarah ont la joie d’annoncer la naissance d’Isaac ».
Mais le rire peut avoir toutes sortes de significations. L’incrédulité de Sarah, qui a 99 ans et qui est ménopausée, justifie celui du verset 18, 12. Il y a aussi le rire de la moquerie, celui d’Ismaël, au verset 21, 9 : Sarah voit Ismaël rire, Metsaheq, MZEQ, avec trois lettres sur quatre communes avec Its’haq, YZEQ. Les Rabbins en ont déduit qu’Ismaël imitait Isaac, le singeait, le ridiculisait. C’est que les moqueurs ont bien des raisons de mettre en doute les filiations officielles.
Si une femme annonce à son mari qu’elle est enceinte, tout le monde se réjouit ; mais si une fille annonce à son père qu’elle est enceinte, tout le monde rigole : « De qui ? ».
Adapté de “La Bible n’est pas un livre d’histoire“