Une césure mal venue

L’année, le mois, le jour et la nuit, se réfèrent aux mouvements des corps célestes ; seule la semaine ne connaît d’autre source que le récit de la Bible (1).

Après la Création de l’Homme, mâle et femelle, au verset 27, le chapitre 1er de la Genèse s’achève au verset 31 par la formule « Il fut soir, il fut matin, Jour le Sixième (יוֹם הַשִּׁשִּׁי, YWM HSSY, Yom HaChichi) ».
Il faut tourner la page pour lire les premiers versets du chapitre 2 :
« Et furent accomplis les cieux (וַיְכֻלּוּ הַשָּׁמַיִם, WYKLW HSMYM, Vayekhoulou HaShamaym) et la terre, et toute leur armée. Dieu accomplit au Septième Jour Son œuvre qu’Il avait faite : et Il se reposa au septième jour de toute Son œuvre, qu’Il avait faite. Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, car en ce jour Il s’est reposé de toute l’œuvre qu’Il avait créée et faite ».

La sanctification, le Qiddouch (QDWS) du vendredi soir, lors de l’entrée du Shabbat, à la table familiale des Juifs tant soit peu pratiquants, commence par la lecture de la fin du chapitre 1er et du début du chapitre 2 de la Genèse réunifiés : יוֹם הַשִּׁשִּׁי וַיְכֻלּוּ הַשָּׁמַיִם, YWM HSSY WYKLW HSMYM Yom HaChichi Vayekhoulou HaShamaym… « Jour le Sixième. Et furent accomplis les cieux… ».

Les exégètes n’ont pas manqué de remarquer que ces quatre mots ont pour initiales יהוה, YHWH, béni soit-Il, argument décisif à leurs yeux pour interdire de les séparer.

(1) Elie Munk, La voix de la Thora, commentaire sur Genèse 2,3

Sommaire : En hébreu dans le texte

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